vaincre l'anxiété

Vaincre l’anxiété

Comprendre et vaincre l’anxiété

L'anxiété, c'est quoi ?

Les chercheurs pensent que le TDAH est causé par une combinaison de facteurs génétiques, environnementaux et neurobiologiques. Les études ont montré que les personnes atteintes de TDAH ont des différences dans la structure et le fonctionnement de certaines parties du cerveau, en particulier les régions impliquées dans la régulation de l'attention et de l'impulsivité. Des facteurs génétiques et environnementaux, tels que l'exposition à des substances toxiques pendant la grossesse, peuvent également jouer un rôle dans le développement du TDAH.

Tout le monde éprouve un jour ou l’autre de l’anxiété. Ressentir un peu d’anxiété est tout à fait normal. L’anxiété nous protège et peut nous aider à faire face à une situation inquiétante ou peut-être dangereuse. L’anxiété est ressentie comme une crainte dont la cause est difficile à préciser.

Il est naturel de ressentir un certain niveau d’anxiété dans certaines occasions, par exemple lorsque vous vivez un changement de vie important comme un mariage ou un divorce. Il est aussi normal d’être anxieux la veille d’un examen, lorsque vous passez une entrevue d’emploi ou au moment d’une épreuve sportive. L’anxiété est alors liée à des événements particuliers et disparaît généralement dès que la vie reprend son cours normal.

Cependant, l’anxiété peut devenir un problème lorsqu’elle est excessive, persistante et perturbe la vie quotidienne de la personne. Lorsqu’elle devient envahissante et incontrôlable, elle peut être considérée comme un trouble anxieux.

Les troubles anxieux sont des conditions psychiatriques caractérisées par une anxiété intense et prolongée. Il existe plusieurs types de troubles anxieux, tels que le trouble d’anxiété généralisée (TAG), les phobies spécifiques, le trouble panique, le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et le trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Autrement dit, quand une personne est face à un souci, ou a juste un événement à venir, elle a des pensées négatives intrusives. Le cerveau va réagir en imaginant ce qu’il pourrait se passer par des phrases commençant par « et si ?« . Le fait d’anticiper et d’imaginer ce qui pourrait se passer, cela va générer un problème pour la personne.

Dans un fonctionnement dit “ classique”, la personne soit elle va trouver une solution qui va résoudre ce problème, soit elle va focaliser son attention sur autre chose. 

Cependant, dans un fonctionnement dit “anxieux”, la personne ne va pas chercher une solution au problème, ni focaliser son attention sur autre chose, mais elle va avoir des ruminations, des vérifications et des projections dans le futur. Et ainsi adopter un discours interne négatif, c’est notre petite voix qu’on entend dans notre tête, qui va amener la personne à douter de tout. Le problème se transforme en angoisse.

Par conséquent, le cerveau va chercher à tout prix à réduire l’angoisse par 3 comportements de fuite  :

 

1. Le contrôle

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Soit il va chercher à contrôler son environnement, donc la personne va être énormément dans le contrôle, à vouloir tout anticiper, tout planifier et tout savoir à l’avance et éviter au maximum les imprévus.

2. La vérification

Anxiété Anxiety

pour pallier à l’anxiété, la personne va adopter des comportements de vérification.

3. Être rassuré

l'anxiété peut devenir un problème lorsqu'elle est excessive, persistante et perturbe la vie quotidienne de la personne. Lorsqu'elle devient envahissante et incontrôlable, elle peut être considérée comme un trouble anxieux.

le troisième comportement consiste à chercher en permanence à être rassuré par quelqu’un, par un animal ou quelque chose.

Pour illustrer cette définition, nous pouvons prendre l’exemple de Paul et de Sophie : 

Paul - 30 ans

L’anxiété nous protège et peut nous aider à faire face à une situation inquiétante ou peut-être dangereuse. L’anxiété est ressentie comme une crainte dont la cause est difficile à préciser.

 

Paul est un homme de 30 ans qui travaille comme ingénieur. Depuis quelques mois, il se sent constamment tendu et inquiet, même sans raison apparente. Chaque matin, avant d’aller travailler, il ressent des palpitations, des maux de tête et une sensation de serrement dans la poitrine. Il a du mal à se concentrer sur son travail et se sent souvent épuisé, même s’il dort suffisamment la nuit.

 

Paul évite les interactions sociales autant que possible, car il a peur de dire ou de faire quelque chose de mal devant les autres, ce qui pourrait les juger ou les embarrasser. Il craint également de ne pas être à la hauteur des attentes de ses collègues et de ses supérieurs, ce qui l’empêche de contribuer pleinement lors des réunions ou des projets d’équipe.

Les pensées anxieuses de Paul tournent en boucle dans sa tête, créant un cercle vicieux de stress et d’inquiétude. Il se préoccupe constamment de l’avenir, se demandant ce qui pourrait mal tourner et imaginant des scénarios catastrophiques.

Paul a commencé à éviter certaines situations qui déclenchent son anxiété, comme les sorties sociales, les réunions de groupe ou les présentations publiques. Sa qualité de vie en a été affectée, car il a du mal à profiter des moments de détente et de loisirs en raison de ses soucis persistants.

Cet exemple illustre comment l’anxiété peut influencer la vie quotidienne d’une personne, la rendant stressée et inquiète de manière constante, interférant avec ses interactions sociales et sa performance professionnelle.

Sophie

phobie des araignées

 

Un jour, elle est assise tranquillement dans son salon lorsqu’elle aperçoit une petite araignée sur le mur. Immédiatement, elle ressent une montée d’anxiété intense. Son cœur commence à battre plus vite, sa respiration devient plus rapide et superficielle. Elle peut également commencer à transpirer, à trembler et à avoir des sensations de picotements dans son corps.

En même temps, son esprit est envahi par des pensées catastrophiques. Elle imagine être mordue par l’araignée et développer une réaction allergique grave. Elle a peur de perdre le contrôle d’elle-même et de devenir irrationnelle. Elle ressent un besoin urgent de s’éloigner de l’araignée, peut-être même de quitter la pièce ou la maison.

 

Cette réaction anxieuse peut être déclenchée par la simple vue d’une araignée, même si elle est inoffensive et incapable de vous causer réellement du mal. Elle est basée sur une peur excessive et irrationnelle qui provoque une réponse de stress intense dans le corps et l’esprit.

 

Symptômes : Comment l’anxiété se manifeste ?

Quand la personne se sent anxieuse, son cerveau croit qu’il est en danger donc il cherche à communiquer en déclenchant des symptômes réels. Les symptômes de l’anxiété peuvent varier d’une personne à l’autre, mais ils peuvent inclure une accélération du rythme cardiaque, des sueurs, des tremblements, des pensées négatives incessantes, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil, des tensions musculaires, une sensation de stress constant, fatigue, nausées, diarrhée ou inconfort abdominal, bouffées de chaleur ou, au contraire, frissons et sentiment de perte de contrôle. 

Pour rappel, notre corps n’est pas notre ennemi. Il cherche à devenir notre ami mais n’a pas d’autres moyens de communiquer avec nous qu’en somatisant.

Les causes de l’anxiété :

L’anxiété n’a pas de cause unique. Une combinaison de plusieurs facteurs entraîne l’apparition de ce trouble. Ces facteurs peuvent être biologiques, héréditaires, individuels ou environnementaux.

Certaines familles concentrent plusieurs membres atteints de troubles anxieux, ce qui suggèrent une prédisposition familiale multigénique. Toutefois, ce facteur est probablement associé à des habitudes familiales qui favorisent un « apprentissage social de la peur ». Quand des parents voient peu de monde, vivent en cercle fermé, il est possible qu’ils transmettent une certaine peur de l’autre à leurs enfants. 

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à présenter des troubles d’anxiété. C’est souvent au début de l’âge adulte que les personnes consultent un professionnel de la santé et disent souvent avoir toujours été anxieuses. Ces personnes qui souffrent d’anxiété, présentent également la dépression.

De plus, ces personnes sont nombreuses à avoir un problème de consommation excessive ou de dépendance à l’alcool ou aux drogues.

Comment gérer l’anxiété et comment s’en sortir ?

Il existe plusieurs méthodes de gestion de l’anxiété, notamment : 

  • la psychothérapie, la thérapie cognitive-comportementale :  La thérapie cognitivo- comportementale (TCC) permet au patient d’apprendre à gérer son anxiété en modifiant ses pensées, ses peurs et ses croyances grâce à des expositions progressives aux situations qu’il juge angoissantes, et ce dans un contexte sécurisé. Il s’agit en quelque sorte d’une « désensibilisation ».
  • la méditation, la relaxation et, 
  • Dans certains cas, l’utilisation de médicaments sous la supervision d’un professionnel de la santé : notamment les antidépresseurs et les anxiolytiques .

Les consignes face à l’angoisse :

Lorsque vous ressentez de l’angoisse, crise ou non, il est primordial d’apprendre à l’accueillir et à l’accepter

Acceptez d’être vulnérable et que c’est okay. Cela ne veut pas dire que vous êtes « faible » pour autant. Ne cherchez pas à faire semblant et comme si de rien n’était. Ne cherchez pas à tout prix à montrer que vous êtes OK lorsque ça ne l’est pas, car cela augmente considérablement l’intensité de l’angoisse. 

Autorisez-vous à dire lorsque ça ne va pas. Plus vous intérioriser et plus cela alimente l’angoisse. Lorsque vous vous sentez mal ou lors d’une crise, dites que ça ne va pas et isolez-vous. Personne ne vous pointera du doigt et vous vous sentirez moins oppressé. 

Sachez que l’écriture favorise énormément l’apaisement émotionnel. Écrivez chaque jour comment vous vous sentez, ce que vous ressentez, vos envies, vos projets, vos souffrances. De cette manière, vous extérioriser vos émotions et vous vous reconnectez à vous. 

Enfin, Si vous pensez encore que votre fonctionnement anxieux est lié à votre nature, alors vous vous trompez et vous vous condamnez. Soyez sûr(e) que ce fonctionnement est une manière pour votre cerveau de se protéger. Ce n’est donc ni une « nature », ni une « personnalité », ni une fatalité ! 

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